Solutions contre le bruit
Imposer des mesures de protection
Il existe différentes manières de protéger les riverains, mais il n’existe qu’une seule manière pour obtenir ces protections : le combat !
| Protéger par une insertion de l’ouvrage plus respectueuse des habitants |
Il est indispensable de choisir des zones d’implantation facilitant l’encaissement des grandes infrastructures.
Lorsqu’une autoroute ou un TGV sont encaissés, ils respectent les riverains et le paysage. Ceci permet d’éviter les zones inondables, ce qui n’est pas le cas du TGV Méditerranée. En évitant les zones inondables, on évite aussi la vallée, les espaces de culture à haut rendement. En évitant les vallées, on s’éloigne le plus souvent des zones urbanisées …
| Objection de la SNCF | Que verrons les voyageurs ? |
| Réponse des riverains | On ne peut pas tout avoir ! Aller plus vite et contempler le paysage sont deux notions contradictoires. L’enjeu prioritaire aujourd’hui c’est le respect et le confort des riverains. |
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| Eviter de traverser les zones habitées |
Protéger les riverains du bruit c’est éviter de traverser les zones habitées
L’éloignement du TGV des zones habitées doit être un critère prioritaire (ce qui n’est pas le cas). La SNCF et les élus sont davantage enclins à s’écarter d’un groupe de pression (lobby agricole, notables …)
Implanté à l’extérieur des grands centres urbains, le TGV peut les rejoindre par des voies de liaison et à faible vitesse pour respecter les habitants.
La traversée de zones d’habitats dispersées est très problématique :
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| Protéger un village = 1 mur de protection antibruit |
Protéger un habitat dispersé = autant de murs que de maison ! |
| Chaque mur doit faire , au minimum, la longueur d’un TGV soit 200 m. | |
| Le prix d’un mur : 6000 F à 9000 F le mètre linéaire ! | Il est plus économique pour la SNCF d’acheter les maisons riveraines que de faire des murs. |
Il est possible pour les riverains, d’exiger un droit au départ, les maisons situées à proximité d’une ligne TGV devenant inhabitable et invendable.
Il serait encore plus sage de ne pas traverser ces lieux mais “sagesse” ne rime pas avec “aménageur”.
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| Mettre en place des protections efficaces |
Buttes de terre
Protéger du bruit c’est mettre un écran entre les lieux habités et la voie TGV : le merlon de terre
| hauteur | 3 à 4 m |
| longueur | 500 m |
- C’est de loin la solution la plus efficace.
- Il faut exiger des aménageurs que tous les matériaux récupérés lors de déblais soient réutilisés pour la réalisation de merlons. Ceux-ci sont alors recouverts de terre et font l’objet de traitement paysagers.
Ces merlons respectent mieux le paysage.
Murs antibruit
| Hauteur | 2 m actuellement |
| Longueur par maison | minimum 200 m |
| Coût pour une maison | 200 à 300 000 euros |
- Ces murs sont efficaces : Ils sont plus efficaces à 3 m de hauteur. Ils permettent une baisse de bruit d’au moins 3 dB(A) soit une diminution de moitié de l’énergie acoustique.
- Ces murs sont tout aussi inesthétiques que la ligne à grandes vitesse. Il est courant de voir des élus ou des aménageurs refuser des murs pour des prétextes esthétiques.
La protection des riverains, le respect du sommeil des enfants doit primer sur ce type de considérations.
Aménagement de l’habitat
- La SNCF et plus généralement les aménageurs peuvent proposer des isolations de façade ou la pose de double vitrage. Ces mesures peuvent être efficaces mais ceci ne résout pas le bruit ambiant dehors. Dans le sud on vit essentiellement dehors et ces propositions sont peu prisées.
- La SNCF ne protège pas toutes les maisons de la même façon. Le contexte, l’implantation, le détermination des riverains à obtenir réparation, l’implication des élus sont des critères qui sont déterminants.
La SNCF ne protège pas toutes les maisons de la même façon.
- A voir : Les communes de ???



